Comment les réseaux sociaux nous manipulent

Nous avons tous ce que sont les réseaux sociaux, nous avons tous au moins un compte sur tel ou tel réseau, que ce soit Facebook, Twitter, Instagram, ou Pinterest. Nous avons parfois même plusieurs comptes. Nous sommes constamment connectés au monde, connectés aux autres, connectés aux marques et à leurs campagnes de publicité. Nous sommes constamment reliés les uns aux autres, sans vraiment l’être. Pourquoi sommes-nous autant avides de ces réseaux ? Est-ce que nous y trouvons du confort ? Un sentiment d’appartenance ? Comment les réseaux sociaux nous manipulent …

Commençons par une petite anecdote personnelle ! Il y a quelques mois, mon téléphone a rendu l’âme après être tombé sur le sol de ma cuisine. Un classique. Vous avez sûrement déjà connu ce haut-le-cœur que vous ressentez lorsque votre téléphone vous échappe des mains. On halète, on essaye tant bien que mal de le rattraper, on le retourne vite pour voir l’état des dégâts, et on respire à nouveau. Ou pas. Mais pourquoi ? Pourquoi places t’on tant d’importance à la perte d’un objet qui est pourtant bien loin d’être primordial à notre survie ?

Donc après avoir constaté les dégâts sur mon téléphone, respiré de nouveau, je suis passée par plusieurs phases : je me suis demandée comment j’allais pouvoir aller sur Instagram, comment j’allais pouvoir regarder des vidéos quand j’en avais envie, comment j’allais faire pour communiquer de manière instantanée avec mes proches, et mes ami.e.s … Ces questions sont restées quelques minutes en suspens dans mon esprit. Et puis j’ai compris.

J’ai compris à quel point mon téléphone, avait pris une place beaucoup trop importante dans mon quotidien. Comme bien souvent, on se rend compte de l’importance des choses seulement lorsqu’elles disparaissent, lorsque nous ne les avons plus en notre possession. Un classique du comportement humain.

Les choses se sont alors remises dans l’ordre naturellement : Instagram a perdu de son importance à mes yeux, Facebook & Messenger n’ont plus leur place sur mon nouveau téléphone aujourd’hui, j’ai arrêté de prendre mon téléphone de manière inconsciente et mécanique. D’ailleurs, parlons-en.

Pourquoi prenons-nous notre téléphone finalement ? Nous avons rarement un but précis ou un objectif fixé quand nous saisissons ces choses entre nos mains : nous l’ouvrons machinalement, un peu comme des robots, c’est-à-dire sans y donner de sens réel. On ouvre une application, souvent un réseau social, un peu de manière aléatoire. Nous cherchons à être divertis, nous scrollons à l’infini des pages de photographies, de vidéos, ou autre, mais à la recherche de quoi ? Nous regardons des « stories » à longueur de journée, nous suivons la vie de dizaine et de dizaine de personnes que nous n’avons JAMAIS rencontré, alors que nous sommes incapables de prendre des nouvelles de nos proches, ne serait-ce qu’une ou deux fois par semaine. Ces comportements sont si incohérents. Nous avons le sentiment de nous rapprocher des personnes qui sont actives sur les réseaux, des personnes que nous n’avons pourtant jamais vu en vrai, tandis que les personnes que l’on connaît réellement, passent un peu au second plan : nous ne demandons pas des nouvelles de nos proches tous les jours, mais nous sommes au courant que tel influenceur a fait ci ou ça durant sa journée. L’intrusion est banalisée.

Nous scrollons donc à l’infini (d’ailleurs, avez-vous déjà réfléchi à ce concept, celui de scroll infini ? qu’il n’a pas toujours existé ?) pendant des quantités de temps astronomiques. Nous ne voyons pas le temps passé lorsque nous scrollons. Nous sommes un peu endormis, anesthésiés, inconscients, et puis tout d’un coup nous nous réveillons.

« Quoi, il est déjà 23h, je n’ai pas vu le temps passer. »

« J’ai passé tant de temps sur l’écran ? »

« Mais non, ça fait que 10 minutes que je suis dessus … Quoi ? 1 heure ?! »

Nous sommes les premiers étonnés du temps que nous passons sur les écrans, et nous savons pertinemment que nous n’en tirons rien de concret pourtant. À la fin d’une telle session, lorsque nous posons notre téléphone, nous avons ce sentiment de vide qui nous emplit un peu, cette conscience soudaine du néant que nous avons tenté de combler. Du type : « je fais quoi, quand je n’ai pas mon téléphone en main ? ».

Un comportement que je remarque souvent, depuis de nombreuses années, est la manière dont les personnes que je croise dans le tramway, dans le métro, dans le bus, dans la rue, en marchant, et même en conduisant (???) ont leurs yeux rivés sur leur téléphone. Faîtes-le test, comptez le nombre de personnes qui possèdent leurs yeux rivés sur leurs téléphones (qu’importe l’heure de la journée) sur la totalité des personnes présentes autour de vous. Faîte un rapide ratio. Les chiffres sont hallucinants.

Alors oui, nous ne sommes pas toujours sur nos téléphones pour scroller pendant des heures. Nous lisons des articles, nous nous informons sur l’actualité. Nous appelons (rappelons que c’est la fonction primaire des téléphones) nos proches, nos ami.e.s. Mais là n’est pas le sujet.

Vous avez sûrement déjà entendu parler du fait que si vous ne payez pas pour un service, c’est que vous en êtes le produit. La discussion à ce sujet peut débuter avec les réseaux sociaux. Se créer un compte est gratuit, évidemment. Vous ne payez rien, et vous voilà lancé sur la toile. Exposés. Rien de plus facile, même un enfant pourrait se créer un compte sans soucis. D’ailleurs, ce n’est évidemment pas un hasard.

Rien n’est laissé au hasard en réalité dans le monde du digital, dans le monde du numérique. Des millions et des millions de données sont collectées chaque jour, chaque heure, chaque minute, par des organismes tels que Facebook, Google, ou encore par votre e-commerce préféré. Absolument tout est quantifié : le nombre de likes que vous recevez sur vos publications, le temps que vous passez à regarder une vidéo, le moment précis où vous avez quitté un site web, le nombre de clics que vous avez généré, et j’en passe. Tout est tracké, gardé, et des algorithmes puissants tentent (et réussissent) à cerner votre personnalité. Oui, tout ça grâce à la multitude de données que vous acceptez gentiment et naïvement de donner. Ainsi, les entreprises, e-commerce, et autres société de service, utilisent ces données pour affiner leur ciblage, cibler de manière plus intelligente entre autre. Le principe ? Envoyer une publicité à une personne qui sera forcément charmée, et qui achètera donc votre produit. Simple, n’est-ce pas ?

Par exemple, vous ne ciblez pas les enfants en terme de clients lorsque vous êtes un fabricant et vendeur de mobilier de jardin par exemple. Vous ne ciblez pas non plus des hommes ou des femmes qui vivent en plein centre-ville de Paris, dans un 12m². Eh bien l’utilisation de données collectées sur les réseaux fait entièrement parti de ce processus de définition du ciblage client.

Est-ce que c’est une manière plus intelligente de vendre, ou sommes-nous manipulés, constamment ? Il n’y a pas de bonne réponse, c’est tout simplement une question de point de vue …

Vous avez sûrement tous déjà expérimenté ceci : vous vous rendez sur un site internet pour planifier vos prochaines vacances, vous scrutez quelques sites à la recherche du meilleur prix pour vos billets d’avion ou pour une location, et puis finalement, vous n’avez pas été convaincu.e, ou vous décidez de réserver plus tard.

Quelques jours passent, et puis vous retournez sur votre ordinateur, comme tous les jours. Sauf qu’aujourd’hui, une publicité vous attire et sur quel sujet porte-t-elle ?

Des billets d’avion. Pour votre destination de rêve. À -10%.

L’occasion rêvée, n’est-ce pas ? Alors vous craquez, et vous retournez sur le site en question. Et vous finirez par acheter … !

Cette manière de pousser à la consommation porte un nom : le retargeting. Le retargeting est une pratique publicitaire qui consiste le plus souvent à cibler un individu qui a visité un site, un produit, un service proposé en ligne, sans réaliser un achat. Mais comment les entreprises en ligne, souvent les commerces en ligne, parviennent à cibler leur publicité de manière aussi pertinente ? Grâce à la collecte de données. Encore.

La collecte de données est devenue un business à part entière. L’essor des nouvelles technologies, la taille des écrans qui ne cessent de grandir avec le temps, un accès au web de plus en plus répandu, simple, facile, et accessible sur mobile, nous rendent également plus vulnérables. Nous offrons aussi aux entreprises, plus d’opportunités de récupérer des données …

Aujourd’hui, presque toutes les sociétés souhaitent connaître le mieux possible leurs clients, afin de mieux s’adapter à leurs attentes, et surtout, d’anticiper leurs besoins.

C’est la grande interrogation à laquelle tout se rapporte finalement : peut-on prévoir le futur ?

Peut-on anticiper les besoins des hommes et des femmes ? les médias n’essaient-ils pas de nous créer des besoins artificiels ?

C’est amusant que j’en revienne aux besoins artificiels. Je lisais cet été « Les besoins artificiels » de Razmig Keucheyan : le titre parle de lui-même. Je vous laisse sur cette petite ouverture culturelle.

Prenez soin de vous.

Sarah.

22 commentaires sur “Comment les réseaux sociaux nous manipulent

  1. Hello Sarah,
    J’aime beaucoup te lire et je suis contente de tes articles qui donnent vraiment à réfléchir.

    On ne se connait pas et pourtant on échange sur nos productions (tes écrits, mes recettes).
    C’est un peu un réseaux social aussi car finalement on se rencontre virtuellement, caché derrière nos publications sans jamais s’être rencontré.
    Sauf qu’à la différence ces écrits là donnent matière à réflexion quand le contenu est intéressant.

    Je suis entièrement d’accord avec toi les réseaux sociaux nous polluent au quotidien et nous manipulent…moi la première…et que penser de nos enfants…

    Je vais paraitre vieille pourtant je n’ai que 44 ans mais il n’y avait pas tout ça il y a 25 ans et mes filles sont nées et entourées de digital, réseaux sociaux et constamment mitraillées de pubs en tout genre (certaines qu’elles connaissent par cœur). Cela fait peur…

    Observer et se dire quel est le juste milieu? Passer pour une mère indigne, ringarde ou tout simplement les aider à faire le bon choix…

    Eduquer, les éveiller, expliquer, pour que tout ce digital et ces réseaux ne soient pas trop envahissants. Mes filles ont d’elle-même supprimé certains réseaux sociaux téléchargés sur leur téléphone car elles ont pris conscience des dangers.

    Culpabiliser , montrer l’exemple, résister (combien de temps), faire la part des choses…je ne suis pas un exemple mais je prends beaucoup de recul. Même si j’ai insta, facebook (voyeurisme au plus haut point), pinterest cela reste des moyens de diffuser mes recettes et uniquement mes recettes. Ma vie de famille et ma tronche sont privées et je ne cherche pas à être aimé par des likes ou abonnés, j’ai des amis et ma famille pour ça.

    Rien ne vaut le contact humain (le vrai), serrer ses amis dans ses bras, voir les expressions du visage, partager des moments qui resteront gravés. Et là je me dis que mon nouveau boulot prend tout son sens…

    Merci pour ces belles réflexions !!

    Tu devrai écrire un livre je serai ta première lectrice !!!

    A bientôt

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    1. Hello,

      Merci pour ce beau commentaire, ça me touche énormément !

      Tu as absolument raison : être sur la blogosphère, c’est faire parti d’un réseau social, mais bien plus pertinent (ou mieux utilisé) que la plupart des autres. C’est surtout en fait qu’on se créé un blog, pour y partager des idées, des recettes, des projets, des photographies, et j’en passe … Il y a cette idée de partage, et surtout cette créativité qui est bien différente de celle que l’on peut trouver sur Instagram par exemple.

      Pour ce qui est des enfants, je ne suis absolument pas en mesure d’en parler, tout simplement parce que je n’en ai pas … ! Ça doit être difficile d’être conscient d’un « danger », et d’essayer d’éduquer du mieux possible ses enfants, justement pour que leurs consciences s’éveillent. Comment ne pas passer pour la maman ringarde comme tu dis, ou pour le papa vieillot : bonne question. De mon point de vue (vraiment innocent) je dirai qu’il faut plutôt les amener à réfléchir sur le sujet, en en discutant avec eux, en leur demandant ce qu’ils en pensent … C’est comme cela qu’ils vont commencer à développer leur esprit critique par rapport à ça. J’imagine en tout cas …

      C’est clair, on est baigné par le digital maintenant … On parle souvent de la génération Z, qui est la génération d’enfants nés dès 1997 : c’est eux qui ont connu l’essor des réseaux sociaux pendant leur jeunesse. C’est en 2009 que Facebook a vraiment explosé je dirai, et puis, 13 / 14 ans, c’est l’âge parfait pour faire comme tout le monde, et se créer un compte. Pour le coup, j’ai connu cette période, et je me rappelle encore de l’engouement qu’il y avait quand j’étais au collège … Tout le monde y était, des groupes de classe émergeaient, on pouvait parler avec ses ami.e.s quand on voulait … C’était la révolution.

      Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on s’est tous laissés happer par tout ça. On s’est noyé dans ce système.

      Vraiment, le contact humain, le réel, rien ne pourra le remplacer. Tu as un nouveau travail ? J’espère que tu t’y épanouiras !

      C’est marrant ce que tu dis … Un de mes rêves d’enfant, c’est d’écrire un livre.
      Merci à toi pour ces mots. Mon âme d’enfant est un peu rappelée à se réveiller … !

      À bientôt !

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  2. Hello! Ton article est super intéressant, j’avais déjà remarqué le fait que toutes les pubs soient ciblées et je trouve ça un peu flippant d’ailleurs, j’avais essayé de réduire mon temps d’écran mais c’est assez compliqué je te l’avoue aha
    Bisous
    Valentine

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    1. Hello !
      D’abord bienvenue à toi par ici ! Ravie que l’article t’aies plus, et qu’il ait résonné en toi.
      Les publicités ciblées, c’est une grande part du chiffre d’affaires de beaucoup d’entreprises … La faute a ces cookies que tu acceptes sur ton navigateur, aux likes que tu donnes à telle ou telle publication sur les réseaux sociaux, à ce que tu partages, ce à quoi tu commentes, en somme à ce partage de données constant que tu réalises sans t’en rendre compte … C’est effrayant, je te rejoins là-dessus. Personnellement, j’ai l’impression que les entreprises sont juste derrière mon épaule quand je fais du shopping sur internet par exemple, et que si je n’achète pas, elles vont me pousser dans le dos doucement pour que je le fasse … haha.
      Essaye de prendre un livre entre les mains la prochaine fois que Facebook ou Instagram t’appelles … si tu aimes lire en tous cas 🙂
      Des bisous !

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  3. Quand j’ouvre mon livre dans le bus, les gens lèvent leur tête de leur téléphone pour me regarder… Je n’ai pas de réseaux a par mon blog et YouTube même si j’utilise ceux de mon copain. Je sais que je deviendrait accro je préfère m’en tenir éloignée.

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  4. C’est très juste ce que tu dis… Nous nous laissons envahir par les écrans et les réseaux. J’avoue que moi-même j’y suis de plus en plus accro. Mais je ne m’autorise à y aller que quand toutes les priorités de ma journée sont réglées (travail, famille, enfants…). C’est un peu mon moment à moi. Par contre, je trouve bien triste tous ces gens dans la rue ou les transports fascinés par leur écran… Le pire que j’ai pu constater : lors d’une soirée au restaurant, un couple dînait en « amoureux »… Chacun regardait son écran et pianotait sur ses touches; aucun d’entre eux ne se parlait…

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    1. Ça peut effectivement être un moment « pour soi », un moment de détente, mais le soucis est justement là … On peut y trouver du réconfort (lequel d’ailleurs ?), du divertissement, un peu de voyeurisme aussi avec toutes ces personnes qui s’exposent à outrance … Je pense à Instagram notamment, où je me rends compte avec le temps, que nous n’y postons que des belles photos, avec de belles légendes, ah et puis surtout beaucoup de #, pour qu’un maximum de personnes voient cette photo. Pourquoi a-t-on besoin d’autant de reconnaissance ? De montrer que nous vivons de belles choses ?

      C’est une des choses que je remarque aussi dans les restaurants … J’ai déjà croisé des couples scotchés à leur téléphone, j’ai déjà mangé avec des gens qui sortaient leurs téléphones pour prendre leur plat en photo, et qui restaient dessus quelques minutes … « ah pardon » … ou qui commençaient même à répondre à des sms … Bon.

      Ravie que tu partages l’opinion ! 🙂

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  5. Coucou.
    Ton article est bien intéressant, merci de ce partage.
    J’explique sans arrêt ce phénomène/mode à ma fille de 15 ans car elle a du mal à comprendre pourquoi nous limitons son tél. En même temps, je reconnais que je ne peux pas trop me passer de mon portable mais je limite quand même les réseaux sociaux. Je me suis bien imaginée en lisant tes lignes quand le portable est tombé dans la cuisine.
    Bonne journée à toi.
    Bisous

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    1. Coucou !
      Commencer par réduire le temps passé sur les écrans (et en particulier sur les téléphones) est déjà un bon début. Ça montre que tu as déjà pris conscience du fait que tout ça peut devenir nuisible pour toi !
      Passe une belle journée 🙂

      Aimé par 1 personne

  6. Sympa ton article! Je fais partie des compagnies qui collectent des données pour vous envoyer des publicités, coupable! Mais pas aussi « accro » à mon téléphone par contre. Je peux m’en passer et je n’achète pas en ligne, donc je ne suis pas la bonne cible pour les marketers comme moi haha En fait chacun a sa personnalité et à nous de faire partie ou non du moule de la société, du moment qu’on se sente bien. Les produits, les services sont là, dispo, prêts à être achetés/utilisés mais à nous de penser. L’intelligence émotionnelle est plus forte que l’intelligence artificielle 😉

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    1. Merci pour ton commentaire ! J’espère que tu vas bien !
      Comme je le dis plus haut, tout est une question de point de vue, et il faut aussi savoir prendre ses précautions, si on veut livrer le moins de données possibles aux grandes entreprises. Tu as raison, du moment que l’on se sent bien, c’est l’essentiel. À nous d’être conscient des « risques », de ce qu’il se passe autour de nous, et de nous adapter aussi. Belle journée !

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  7. Ton article est extrêmement intéressant et reflète clairement ma pensée!
    Je me suis fait la même réflexion durant le confinement…que ferions-nous sans internet pour passer le temps. Quand ma fille était petite, tout ça n’existait pas encore, les téléphones portables venaient de sortir et ne servaient qu’à téléphoner…Le pire c’est quand je vois les gens au restaurant ou en soirée qui ne sont pas capables d’apprécier ce moment entre amis ou famille et passent leur temps les yeux rivés sur leur téléphone.
    Chez nous, pas de téléphone à table et la tv est en son de fond uniquement, on discute de nos journées, de tout et de rien mais on garde ce moment précieux en famille. On a la chance de ne pas être hypnotisés par nos écrans, il faut vivre sa vie IRL et pas via les réseaux (le pire je crois que c’est instagram)
    Bisous

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    1. Merci pour ton commentaire, j’espère que tu vas bien !
      Je te rejoins totalement sur tout ce que tu dis … Le confinement a remis pas mal de choses à leur place aussi, nous a forcé à prendre du recul sur nos vies et nos habitudes … Ces moments de vie sont les plus importants, échanger via un écran, c’est tellement peu (pas du tout) naturel … Merci pour ton retour 🙂

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  8. Ton article est extrêmement intéressant et donne à réfléchir.
    Honnêtement je me situe un peu en dehors de la plus part des gens à ce sujet : internet a radicalement changé ma vie. J’ai accès à un type d’information indépendante et sans -ou presque- pilotage politique ; je trouve la réponse à des questions qui, autrement, resteraient sans réponse ; je peux me même effectuer la plus grosse partie de mes paperasses administratives sans attendre pendant des heures mon tour derrière des queues kilométriques.
    Ma façon de consommer a inévitablement aussi changé : avant d’acheter je peux me faire une idée du produit en lisant les avis de qui a déjà testé un tel produit et je peux essayer l’objet en question tranquillement chez moi et le renvoyer si jamais il ne fonctionne / il ne me va / il ne satisfait pas comme je l’aurais souhaité.
    Et pour finir les différents réseaux sociaux me permettent de garder les contacts avec la famille et surtout avec les amis qui sont aujourd’hui eux aussi « expatriés » dans des pays lointains. À l’instant T je peux féliciter mon ami Thomas pour l’ouverture de sa deuxième pizzeria à emporter à Kyoto et organiser les retrouvailles de Noël avec Alessandro qui habite au Texas. J’ai pu connaitre des tas de gens partageant me mêmes intérêts et partager avec eux. Je peux aussi soutenir un mouvement par le biais d’un simple #.
    Je pense sincèrement que ce n’est pas l’outil, mais la manière de l’utiliser qui fait la différence. Je me méfie des plateforme trop intrusives et/ou qui demandent de renseigner les info personnelles.
    À nous de rester attentif à ce que se passe « autour » de nous, que cela soit dans la vie réelle ou dans notre dimension virtuelle ; à nous de respecter un certain équilibre concernant le temps et les énergies employés.
    😉

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ton passage (et désolé pour la réponse tardive … !)
      Internet reste un outil vraiment puissant et utile, c’est clair ! A nous d’en faire une bonne utilisation, et de rester conscient de ce qui nous entoure. Merci pour tes mots si justes ✨

      Aimé par 1 personne

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